Depuis un petit mois, j’ai eu mille fois l’occasion de devoir me battre contre des préjugés qui ont la vie plus que dure ! Synthèse des principaux points urticants, et quelques idées personnelles à ce sujet…

Tout d’abord, et c’est enfoncer une porte ouverte que de le dire, les préjugés sont partout ! Chez les N+1, chez les N-1, chez les hommes ou chez les femmes, chez les hétéro ou chez les homo, chez les séniors ou chez les jeunes, etc. Partout ! Vous pouvez  évidemment vous amuser à faire en plus des tris croisés pour les maniaques d’excel, et alors vous obtenez des effets multiplicateurs intéressants.

Non, les séniors ne sont pas des vieux croutons ! Non, les jeunes ne sont pas des fumistes ! Non, les femmes ne mettent pas en péril l’organisation du fait d’un congé mat ! Non, les hommes ne sont pas tous des salauds ! Non, les handicapés ne sont pas tous en fauteuils roulant, etc…

Bref, le dire et le redire, c’est déjà alimenter la polémique. Les exemples sont nombreux venant illustrer à quel point d’aucuns ont une vision étriquée du sujet, en répondant aux préjugés plutôt qu’en les combattant à la source.

J’ai ainsi pris le parti de procéder par capillarité, et de mettre à mal chacun de ces préjugés au fur et à mesure. Non pas les mettre à bas en exposant des positions de principes dont elles n’engageraient au final que ceux qui les partagent, mais en utilisant des cas concrets réels !

La seule ruse, si tant est que c’en soit une, aura été de ne pas donner toute l’information aux décisionnaires en amont, et de leur cacher jusqu’à la fin de la période d’essai, naturellement…

Que dire donc, de ce recrutement d’une personne handicapée dans le service d’un de ces managers qui était convaincu que les handicaps étaient nécessairement invalidant ? Je n’entends depuis son intégration qu’éloges et félicitations quant à sa capacité à faire le job…

Que dire, également, de cette directrice qui recrute une personne de 45 ans là où, en guise de fiche de poste, elle m’avait fait part d’une tranche d’âge ? Depuis son arrivée, sa N+1 a constaté une nouvelle dynamique dans son service et un « rajeunissement » de l’ambiance avec de vrais gains de productivité à la clef…

D’autres exemples pourraient venir étoffer cette expérience, mais ce qui sera au final le plus dur, je pense, sera de dévoiler la « supercherie » au N+1 pour lui montrer à quel point l’aveuglement dont il a fait preuve a été parfaitement inutile. Evidemment, l’affaire est osée, car pour peu que ces exemples ne fassent pas voler en éclat les préjugés, ils risquent de faire voler en éclats la confiance que chacun des N+1 m’aura accordée.

Le jeu en vaut la chandelle, j’en ai l’intime conviction…

La suite au prochain épisode donc…

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